Attirer et maintenir la participation citoyenne, un challenge !

Attirer et maintenir la participation citoyenne, un challenge !

C’est le constat de toutes les coopératives citoyennes actives dans la vente de produits en circuit-court : attirer et surtout maintenir l’implication de citoyens bénévoles dans de telles initiatives est un véritable challenge quotidien. Et pourtant, sans le bénévolat, une majeure partie de ces coopératives ne tiendrait pas la route.

Parce que le Réseau RADiS dépend de bénévoles pour une partie de ses activités, cette préoccupation est déjà une réalité. Souvenez-vous, il y a quelques mois, nous menions d’ailleurs une petite enquête sur le sujet.

Alors, quelles sont les « clés de la réussite » ?

Pour nous aider sur cette réflexion, nous avons organisé un atelier au Salon Bio Valériane, où nous avons fait appel à deux témoignages d’initiatives mettant l’accessibilité aux produits alimentaires de qualité au cœur de leur démarche :

  • Cocoricoop (Ciney), coopérative réunissant citoyens et producteurs disposant d’une plateforme de vente en ligne, de points de dépôt et d’un magasin : Présentation de l’initiative

   

Voici quelques ingrédients indispensables relevés par nos intervenants et participants au cours de cette rencontre :

  • De la convivialité: ce que les gens recherchent à travers ces coopératives et leurs activités, c’est avant tout ça ! Elle peut se retrouver : dans les tâches quotidiennes (lors de l’achat de produits exemple) mais également à travers de nombreuses autres actions organisées pendant l’année : rencontre chez les producteurs membres, journées festives, ateliers thématiques, etc. ;
  • De la solidarité avec ou sans partenariat officiel: s’entraider entre membres de la coopérative mais également entre coopératives similaires et également coopérer, échanger avec les structures locales déjà existantes ;
  • De l’ADN commun: base essentielle et indispensable, être aligné avec les valeurs originelles de la coopérative, celles qui ont rassemblé les fondateurs et rassemblent encore ses membres aujourd’hui. Les idéaux communs constituent un outil d’aide à la décision à part entière ;
  • De l’ouverture et de la créativité : ces idéaux ne doivent en revanche pas empêcher de nouvelles idées d’émerger, de nouvelles personnes d’inspirer la coopérative, c’est ce qui en fait aussi sa richesse ;
  • Des actions concrètes: celles qui donnent du sens au quotidien pour l’ensemble des coopérateurs bénévoles, que ce soit via la création d’un magasin, l’aide à sa gestion, à son approvisionnement ou encore plus simplement via la création de moments de rencontres avec de nouveaux producteurs ou collaborateurs ;
  • De la confiance: envers tous, envers les capacités et les connaissances (notamment métier) de chacun. Indispensable car personne n’est capable de gérer tout, seul !

Un ensemble d’éléments inspirants pour que notre Réseau RADiS puisse se développer et perdurer sereinement.


 

Chaud devant : les premières farines arrivent !

Chaud devant : les premières farines arrivent !

Il y a de cela plusieurs semaines, les récoltes de céréales se terminaient dans de bonnes conditions : temps sec prolongé et donc peu (beaucoup trop peu pour d’autres activités agricoles) d’intempéries. Le résultat : des céréales ayant un taux d’humidité très bas pouvant être moissonnées au bon moment ne laissant qu’un très faible risque pour les grains d’arriver à une maturité trop importante et aux récoltes de subir le phénomène de verse (céréales couchées en plein champ).

Alessandro et Frédéric, producteurs céréaliers du territoire de notre Réseau RADiS, ont alors moissonné respectivement froment et épeautre à cheval entre les mois de juillet et août. Leurs grains sont ensuite partis à l’analyse afin d’évaluer leur potentialité pour en faire de la farine.

Résultats plutôt concluants sous le bras, nos producteurs ont la chance de voir leurs premiers grains 2022 se transformer en farine ! C’est ainsi que chaque lot de grain a été acheminé vers un moulin : à Vencimont (Gedinne) pour le froment et à la Ferme de Grange (Anhée) pour l’épeautre.

D’ici quelques jours, vous aurez l’occasion de goûter et d’acheter les pains issus de ces premières farines lors de notre évènement festif du 25 septembre prochain. Une activité de dégustation y est prévue en présence de nos producteurs et de fervents amateurs et professionnels de boulangerie. Nous vous solliciterons pour nous donner votre retour (goût, acidité, croûte, etc.). L’occasion d’échanger en direct, d’en apprendre davantage sur la filière des céréales panifiables et de partager un moment convivial. Une visite du moulin et une petite conférence sur la thématique y sont également prévues ainsi qu’une multitude d’autres activités. N’hésitez plus, rejoignez-nous, on a hâte de savoir ce que vous en pensez !


 

Découvrez le programme de notre journée festive du 25/9 !

Découvrez le programme de notre journée festive du 25/9 !

Nous vous promettions un événement convivial et festif en clôture de notre premier cycle de visites de fermes…

RDV le dimanche 25 septembre 2022 à la Ferme de Grange à Anhée, qui accueille et co-organise la fête avec nous (merci à eux !).

Tous les détails du programme sont sur cette page. N’hésitez pas à nous rejoindre et à partager l’invitation autour de vous !

 

Quel statut juridique pour notre Réseau RADiS ?

Quel statut juridique pour notre Réseau RADiS ?

C’est avec beaucoup de curiosité et d’intérêt qu’une quinzaine de citoyens (consommateurs, producteurs, etc.) se sont rassemblés le 10 août passé afin d’en savoir plus sur le statut de la coopérative.

En effet, le Réseau RADiS grandit et ses ambitions également : production-transformation-commercialisation-logistique… Toutes ses activités et leur mise en place demandent une réflexion et une prise de décision communes.

Une coopérative ou une ASBL ?

Mathilde Jacquet (SAW-b), qui nous accompagne pour ce travail, nous a présenté les tenants et aboutissants du statut de coopérative mais également de celui de l’ASBL.

L’ASBL offre aujourd’hui la possibilité de réaliser des activités commerciales à titre principal, elle se constitue plus rapidement et pourrait dès lors être un statut de transition intéressant vers celui de la coopérative. Les réflexions sont lancées !

Lien vers la présentation

 

Comment travailler ensemble ?

Nous avons également défini notre cadre de travail, au travers de règles de fonctionnement, jusqu’à ce que ce statut soit effectif. Ce cadre nous servira à établir le futur Règlement d’Ordre Intérieur de notre structure.

 

Prochaine rencontre ?

Thème ? La gouvernance : « qui décide quoi ? »

Quand ? Le lundi 29 août 2022 – 18h

 ? A Lisogne (rue du Forbo, 5)

Inscription à réaliser auprès de Caroline : caroline.dehon@natpro.be ou par SMS au 0474/56 34 48.


 

Initiatives de relocalisation alimentaire : échanges d’expériences

Initiatives de relocalisation alimentaire : échanges d’expériences

Le Réseau RADiS vous invite à un événement organisé au Salon BIO Valériane Namur le vendredi 2 septembre.

Il sera question d’un échange sur la relocalisation alimentaire.

 

 

Face à la nécessité de relocaliser notre alimentation, de nombreuses initiatives voient le jour en Wallonie. Cette conférence se veut être un lieu d’échanges d’expériences entre les personnes impliquées dans ces processus, afin de soulever ensemble des pistes de solutions aux éléments qui peuvent bloquer la progression de ces initiatives. Bienvenue également au grand public !

 Trois grandes questions seront abordées :

 11h10 – Comment attirer puis maintenir la participation citoyenne au sein de coopératives de distribution de produits locaux ? La participation citoyenne et le bénévolat sont bien souvent des ressources primordiales qui permettent d’assurer les activités d’un bon nombre de coopératives citoyennes. Maintenir cette dynamique et la motivation de ces acteurs est cependant un défi constant. Comment s’y prennent les gestionnaires de ces structures ? Deux coopératives citoyennes viennent témoigner de leur expérience.

12h45 – Comment favoriser et pérenniser les activités de maraichage sur nos territoires ? En Wallonie, la culture de fruits et légumes couvre à peine 1/5 de nos besoins alimentaires. De ce fait, le développement du maraichage est un objectif de nombreuses initiatives de relocalisation alimentaire. Comment soutenir les (futurs) producteurs dans leur activité ? Nature & Progrès vous propose un échange d’expériences pour rassembler les leviers et nous inspirer mutuellement.

13h45 – Relocaliser la transformation des légumes bio, l’enjeu est de taille ! Des projets de légumerie voient le jour sur le territoire mais qu’en est-il exactement de la demande pour la 4ième gamme bio ? Manger Demain et Biowallonie organisent une rencontre entre acheteurs et porteurs de projet de légumerie pour accorder les violons. Au programme : état des lieux et speed-dating pour discuter business !

 Intervenants : Réseau RADiS, Biowallonie, Manger Demain, Coopératives citoyennes

Infos pratiques :

  • Salle : Aubépine (RDC, petit hall)
  • Accueil : dès 11h
  • Durée : 3h45 (avec possibilité de ne suivre qu’une partie des interventions)
  • Les personnes souhaitant participer aux échanges peuvent bénéficier d’une entrée gratuite au Salon. Pour ce faire, merci de vous inscrire sur ce lien. Merci ! 

Bienvenue à tous !


 

Une épicerie mobile pour la vente des produits bio & locaux et région dinantaise !

Une épicerie mobile pour la vente des produits bio & locaux et région dinantaise !

Lundi 1er août, une vingtaine de citoyens et producteurs bio se sont rencontrés à Loyers pour réfléchir ensemble à la vente des produits bio & locaux vers le consommateur en région dinantaise. Nous avons étudié les avantages et inconvénients de quatre formes de vente : un magasin de producteurs, une épicerie mobile, des points de distribution (genre « points de R’aliment ») et un distributeur automatique. Après des discussions passionnées, est arrivé le moment du vote. C’est l’épicerie mobile qui remporte haut-la-main l’engouement de chacun ! Sont mis en avant : son coté convivial, sa réponse élégant aux enjeux de mobilité qui sont particulièrement importants sur le territoire, la possibilité d’utiliser cet outil pour d’autres tâches comme de livrer des épiceries ou autres acteurs….

Il n’y a plus qu’à… résoudre les questions pratiques pour pouvoir vérifier la faisabilité de cette initiative :

  • Quelle offre proposera-t-on ?
  • Où l’épicerie mobile se postera-t-elle ?
  • Comment optimiser sa convivialité ?
  • Fonctionnera-t-on aussi sur commande ?
  • Comment gérer les invendus ?
  • Quel modèle de camion et quel coût ?
  • Comment gérer la logistique pour aller chercher les produits des producteurs ?
  • Etc.

Des petits groupes de travail constitués de citoyens volontaires tenteront de résoudre ces questions dans les prochaines semaines.

Affaire à suivre !


 

Consolidons l’identité du Réseau RADiS : montons notre propre coopérative ! – réunion le 10/8

Consolidons l’identité du Réseau RADiS : montons notre propre coopérative ! – réunion le 10/8

Après plusieurs mois d’existence, il apparaît comme prioritaire de doter le Réseau RADiS de son identité propre, entendons par là : une entité juridique à part entière. La coopérative apparaît comme le statut le plus évident à l’heure actuelle, mais que reprend-il plus exactement ?

  • Quelles sont les étapes indispensables à sa mise en place et les réflexions que cela implique ?
  • Qui la composera et comment seront prises les décisions au sein de celle-ci ?
  • Quelles activités seront hébergées au sein de notre coopérative ?

Autant de questions que nous allons amorcer et décortiquer à travers la mise en place d’un groupe de travail entièrement dédié. Pour nous épauler, nous serons accompagnés par la SAW-b, agence conseil pour le développement d’entreprises sociales.

Le 1er GT « coopérative » se tiendra le mercredi 10 août prochain, de 18 à 21h à Dinant (lieu exact à confirmer, dépendra du nombre de participants).

Pour nous y rejoindre : merci de vous inscrire dès que possible auprès de Caroline (caroline.dehon@natpro.be – 0474 56 34 48).


 

Une épicerie mobile pour la vente des produits bio & locaux et région dinantaise !

Epicerie mobile ? Magasin de producteurs ? Points de distribution ? Vendre nos produits bio locaux – réunion le 1/8

Avec le Réseau RADiS, nous installons des maraichers, nous produisons de la farine, nous fournissons des écoles… Passons maintenant à la vitesse supérieure ! Il est temps d’organiser la vente des produits bio et locaux du territoire, de les rendre accessibles au plus grand nombre.

Nous démarrons donc une réflexion sur la forme à donner à la vente des produits du Réseau. Plusieurs idées ont déjà fusé parmi nos forces vives.

  • Une épicerie mobile permettant d’acheminer les produits vers les villages plus isolés ?
  • Un magasin de producteurs fixe ?
  • Ou encore, des points de distribution des produits disséminés sur le territoire ?

Que développer sur le court, le moyen et le long terme ? Nous vous proposons de nous réunir pour en discuter et décider ensemble de ce que nous souhaitons mettre en place dans le cadre de notre coopérative en construction. Nous aboutirons à la constitution de groupes de travail dont l’objectif sera d’avancer dans la concrétisation de cette vente. Appel aux forces vives !

La réunion est fixée le lundi 1er août, de 19h-21h. Thomas et Virginie nous accueilleront dans leur grange, 14, chemin du Buc, 5501 Loyers (Lisogne). Covoiturage possible, merci de préciser vos besoins. Nous vous invitons à vous inscrire dès que possible auprès de Sylvie, qui coordonnera ce volet (sylvie.laspina@natpro.be – 0487 34 60 78). Bienvenue !

Illustration : (c) Le Pinceau du Dindon


 

DINANT : Recherche maraicher.e pour association

DINANT : Recherche maraicher.e pour association

Je suis en cours d’installation comme maraîcher bio sur petite surface (1Ha / 60 a. nets cultivables) à Lisogne (Dinant). Le terrain est entièrement bordé d’un mur d’enceinte, orienté de façon idéale plein sud et particulièrement bucolique 🙂

Mon objectif est de produire un maximum de légumes diversifiés, pour une distribution en circuit court de préférence en vente directe aux particuliers selon le modèle « CSA ».

Cette activité se développe dans le cadre du réseau Radis, ceinture alimentaire Dinantaise (www.reseau-radis.be).

A ce stade, la moitié de la superficie est en cours de culture ou en cours de préparation pour la saison prochaine. Trois serres-tunnels de 6,5 m x 26 m. sont installées, ainsi qu’un forage et une infrastructure complète d’irrigation.

En vue d’accroître la production en 2023, je cherche à m’associer avec un.e maraîcher.ère. Un mi-temps (flexible) pourrait peut-être suffire pour gérer l’hectare complet en tandem.

Passionné.e par le maraîchage ? Motivé.e par l’urgence de la relocalisation alimentaire ? Travailler en binôme te convient ? Intéressé.e par ce projet en région dinantaise ? Alors n’hésite pas à me contacter !

Plus d’info sur le projet www.amarantes.bio

Philippe
info@amarantes.bio

Contact Gilbert Philippe – 0492/94 92 71 – info@amarantes.bio


 

Organisons la sensibilisation autour de notre filière céréales – Réunion du GT céréales le 23/06

Organisons la sensibilisation autour de notre filière céréales – Réunion du GT céréales le 23/06

Nous fixons notre prochaine rencontre au jeudi 23 juin prochain (19h, lieu encore à confirmer).

Concrètement : nous soutiendrons le travail de sensibilisation géré par notre groupe de citoyens et producteurs « Les Radicelles » pour la mise en place de celle-ci autour de la thématique des céréales. Nous axerons nos réflexions sur la mise en place d’une activité qui prendra place au cours de la journée festive du Réseau RADiS du 25 septembre prochain. La date paraît lointaine mais il est nécessaire d’organiser cela dès maintenant !

Pour participer à cette rencontre, merci de vous inscrire auprès de Caroline (caroline.dehon@natpro.be ou 0474/56 34 48) avant le 21 juin.

Au plaisir de vous retrouver !

Priorisation des actions pour le développement de la filière « céréales alimentaires »

Priorisation des actions pour le développement de la filière « céréales alimentaires »

Citoyens, agriculteurs, boulangers et animatrice se sont retrouvés ce jeudi 12 mai.

Objectifs ? Faire le bilan de l’année écoulée et brainstormer sur les actions/projets envisagés à court/moyen/long terme pour le développement de cette filière sur le territoire du Réseau.

A l’issue des échanges, les réflexions se sont largement axées sur les projets à réaliser en priorité à court terme. En effet, compte tenu de la perte d’intérêt et de connaissance de cette filière par une bonne partie des consommateurs : la sensibilisation est apparue comme l’objectif essentiel. Pour réaliser cette sensibilisation et permettre ensuite de susciter l’intérêt de futurs clients (citoyens consommateurs mais également boulangers professionnels par exemples), une nécessité : disposer de farine et donc transformer les céréales du Réseau. Voici les premières actions envisagées…

Une évidence pour tous : SENSIBILISER !

Sensibiliser « en allant vers » …

La sensibilisation permet d’agir comme un bras de levier pour actionner à plus long terme la vente de farine/pain bio et locaux. Il est ressorti des échanges que cette sensibilisation pourrait être renforcée par des activités proposées allant directement à la rencontre du public : au cœur de son village, dans l’école de ses enfants, etc. Cette manière de faire permet de toucher un public plus large à côté de personnes déjà convaincues par l’intérêt du sujet.

Sensibiliser : à quoi exactement ?

Aux savoir, savoir-faire de la panification. En d’autres termes : « (Ré)apprendre à faire du pain » !

Quel(s) public(s), quel(s) lieu(x) ?

Pistes concrètes envisagées dans un premier temps :

  • Au sein des écoles: via une animation « boulangerie » avec un four à pain mobile à les enfants expérimentent directement, reviennent avec un pain à la maison, en parlent à leurs parents et permettent de toucher potentiellement un nouveau public (+ activités annuelles de type Fancy Fair ?). Pour ce faire, nous prendrons conseil et appui auprès de structures déjà existantes et spécialisées dans ces questions (ex : l’ASBL Influences Végétales, Manger Demain, etc.) ;
  • Au cœur des villes et villages du territoire du Réseau RADiS : certains villages sont équipés de four à pain en pierre : nous pourrions créer une animation au cœur de ces village pour faire (re-)vivre ce type de four. Cela permettrait à la fois de créer du lien entre les habitants et de diffuser le savoir et savoir-faire autour de la thématique.

En amont de cela, il serait intéressant de recenser les fours à pain en pierre existant sur le territoire. Pour cela, nous avons besoin de vous : en un clic, aidez-nous à faire ce recensement sur les communes du Réseau (Anhée, Dinant, Hastière, Houyet, Onhaye et Yvoir) : lien enquête « Fours à pain communautaires ».

 Moissons, mouture et panification, acte 2 !

Afin de pouvoir illustrer concrètement cette sensibilisation et permettre le développement de la vente de farine (puis de pains) auprès de débouchés commerciaux, il apparaît indispensable de retenter l’aventure du suivi des moissons, et le la mise en place de nouveaux essais de moutures et de la panification. Trois agriculteurs sont partants pour se joindre aux essais effectués cette année : Frédéric, Alessandro et Rodrigue. Chacun dispose de parcelles sur lesquelles ont été semées différentes espèces et variétés de céréales. A l’issue des moissons – si la qualité des grains est bien présente – nous obtiendrons des grains puis de la farine. La partie technique de ce nouvel essai va être mise en pratique dans les prochaines semaines avec les producteurs, meuniers et boulangers impliqués dans le Réseau. La farine que nous obtiendrons (nous l’espérons !) permettra :

  • de sensibiliser au sujet à travers différents évènements comme ceux déjà cités plus haut, ainsi qu’au cours de notre évènement festif du Réseau RADiS qui aura lieu le 25 septembre prochain ;
  • d’aller à la rencontre de boulangers et autres transformateurs pour développer les canaux de commercialisation de notre farine bio et locale.

 

 Poursuivons ensemble la réflexion pour la mise en pratique de ces idées !

La prochaine rencontre du GT-CER ALI aura pour objet d’organiser concrètement les premières activités de sensibilisation. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés !


 

Mobilisation : coup de pouce à un maraicher bio

Mobilisation : coup de pouce à un maraicher bio

La culture biologique, c’est notre avenir à tous, pour notre santé et celle de la Terre. Les producteurs qui s’engagent dans cette voie le font le plus souvent pour défendre des idéaux. Mais c’est évidemment un mode de culture qui est plus risqué : on ne peut avoir recours aux pesticides chimiques en cas de souci dans les cultures ! Ce qui peut mettre des producteurs dans l’embarras suite à des imprévus…

C’est ce qu’il se passe actuellement chez Jean et Julien, nos maraichers en conversion bio à Awagne : malgré tous les soins mis dans la préparation du sol avant l’installation du maraichage, l’herbe qui composait la prairie l’année dernière est en train de repousser à vive allure, transformant littéralement les cultures de légumes en prairie ! Un aléa qui met en péril la croissance des jeunes légumes.

Après avoir examiné toutes les manières possibles de gérer cette situation, force est de constater qu’il va falloir avoir recours… à l’huile de bras pour rétablir la situation et sauver le maraichage sans avoir recours aux herbicides chimiques.

Le Réseau RADiS lance donc un appel à la solidarité pour constituer une grande équipe de volontaires pour prêter main forte aux maraichers dans les jours qui viennent. Si vous êtes prêt à venir aider à arracher l’herbe envahissante entre les lignes de légumes, merci de nous contacter en répondant à ce mail :  caroline.dehon@natpro.be. Nous vous proposons de préciser vos disponibilités (en semaine / samedi 21 / dimanche 22), les heures et la durée possibles pour vous (nous tenterons de regrouper au mieux) et le nombre de personnes. Nous vous recontacterons pour l’organisation pratique de ce coup de pouce.

Milles mercis pour nos maraichers !

 

Offre d’emploi : Chargé.e de projet en alimentation solidaire

Offre d’emploi : Chargé.e de projet en alimentation solidaire

Dans le cadre du Réseau RADiS (Réseau Alimentaire Dinant Solidaire), nous cherchons un.e

Chargé.e de projet en alimentation solidaire

 

Description de la mission

Le Réseau RADiS est une initiative de Nature & Progrès et de la Fondation Cyrys. Il a pour objectif de soutenir et développer la transition de la région dinantaise vers une alimentation bio et locale, en favorisant l’implication de toutes et tous. Plus d’infos : www.reseau-radis.be.

En collaboration avec les chargées de projet, la personne renforcera le volet solidaire du projet : création d’emploi et juste rémunération, participation et inclusion sociale, accessibilité pour toutes et tous, sensibilisation des citoyens à l’alimentation bio locale.

Tâches à effectuer

  • Animer et coordonner le groupe participatif « Alimentation solidaire » du Réseau RADiS : préparation, organisation et animation de réunions participatives avec les citoyens et producteurs, rapportage et suivi.
  • Assurer le lien entre le Réseau et les structures sociales du territoire, les impliquer dans les questions et actions du Réseau.
  • Avec les acteurs sociaux et membres du groupe participatif, rechercher des solutions pour favoriser l’accessibilité financière des produits bio locaux pour le plus grand nombre.
  • En collaboration avec les structures sociales et producteurs intéressés, travailler à la mise en place d’un accueil social à la ferme en région dinantaise (agriculture sociale – accueil de personnes en fermes dans un but de bien-être).
  • Avec les acteurs sociaux et membres du groupe participatif, rechercher des solutions en termes d’emploi pour combler les besoins en main d’œuvre liés au développement des filières alimentaires (groupement d’employeurs, Art 60, autres ?)
  • Accompagner un groupe de bénévoles dans la définition et la concrétisation d’actions de sensibilisation à l’alimentation bio locale (GT des Radicelles)
  • Participer, avec les autres chargées de projet, au montage de la future coopérative à finalité sociale du Réseau, avec l’aide d’une agence-conseil.
  • Participer à la communication du Réseau sur ses actions.
  • Participation à des comités de suivi (reporting).

 

Profil souhaité

  • Très bonne connaissance ou expérience dans le domaine des sciences sociales : acteurs, politiques, mécanismes, etc.
  • Sensibilité par rapport aux questions sociales et intérêt pour des mécanismes de solidarité inclusifs
  • Une formation et/ou expérience dans le domaine de l’économie sociale/solidaire est un plus
  • Aisance dans l’animation de groupe, dans les processus participatifs
  • Bonne capacité de rédaction, de vulgarisation et de synthèse
  • Personne capable d’atteindre les objectifs qualitatifs et quantitatifs dans un délai imparti
  • Ouverture d’esprit, sens critique et capacité à se remettre en question de manière constructive
  • Capacité de travail tant en équipe qu’en autonomie
  • Maîtrise des outils informatiques et bureautiques de base (Word, Excel, Powerpoint, Outlook, Internet, Réseaux sociaux, Teams)
  • Une connaissance de la région dinantaise est un plus
  • Une connaissance du secteur agricole est un plus

 

Conditions

  • Emploi à 0,8 ETP ou 1 ETP en CDI
  • Travail régulier le soir ou le week-end (animation de réunions)
  • Lieu de travail situé à Jambes + possibilités de télétravail, avec de nombreux déplacements, principalement dans la région dinantaise
  • Permis de conduire et véhicule personnel
  • Rémunération basée sur la commission paritaire 329.02, et en fonction de l’expérience
  • Chèques-repas et prime de fin d’année
  • Entretiens prévus début juin pour les personnes retenues
  • Entrée en fonction aussitôt que possible

 

Candidature (CV et lettre de motivation) à envoyer pour le 22 mai 2022 à Karin Michaux (karin.michaux@natpro.be)

21 avril : Réunion des Radicelles et Projets « Proximity »

21 avril : Réunion des Radicelles et Projets « Proximity »

Faisons d’1 pierre (en l’occurrence, 1 soirée), 3 coups !

Nous vous donnons RDV le jeudi 21 avril dès 18h au Centre culturel de Dinant afin de :

  • Poursuivre l’organisation de notre évènement convivial de septembre prochain qui clôturera le cycle de visites de fermes du territoire du Réseau RADiS. Faisons le point sur nos avancées respectives et poursuivons la mise en place pratique ;
  • Vous distribuer les brochures consacrées aux fermes bio en vente directe du Réseau RADiS. Nous comptons sur chacun d’entre vous pour relayer sa diffusion au sein : d’épiceries locales, d’écoles, d’asbl, etc…
  • Participer à l’évènement « Une soirée pour rêver et construire ensemble demain » organisée le soir même, dès 19h30 par la Fondation Cyrys et Be Planet. Cet évènement est gratuit mais demande une inscription préalable. Toutes les infos sont disponibles ici !

 

Pour rejoindre le GT-Radicelles : merci de vous inscrire auprès de Caroline par retour de mail (caroline.dehon@natpro.be) ou au 0474/56 34 48 avant le 20 avril. Possibilité d’organiser du co-voiturage, n’hésitez pas à faire part de vos besoins. Adresse du jour : Centre culturel de Dinant, Rue Grande 37, 5500 Dinant.

D’avance merci à tous !


 

Comment valoriser nos farines bio ? Réunion du GT céréales le 12/5

Comment valoriser nos farines bio ? Réunion du GT céréales le 12/5

Vous êtes citoyens, producteurs, boulangers, … et indéniablement intéressés par la thématique des céréales panifiables ?

Nous vous invitons à nous rejoindre le 12 mai prochain, dès 19h pour réfléchir ensemble aux prochaines actions que nous souhaiterions développer sur cette thématique sur notre territoire. Adresse du jour : Fondation Cyrys, Rue du Moulin 15, 5500 Dinant.

Au programme :

  • Accueil des participants, rapide tour de table
  • Retour sur les actions réalisées en 2021
  • Comment développer la commercialisation de farine bio sur le territoire ? Pistes envisagées et brainstorming

Pour participer à cette rencontre, merci de vous inscrire auprès de Caroline (caroline.dehon@natpro.be ou 0474/56 34 48) avant le 11 mai. Possibilité d’organiser du co-voiturage, n’hésitez pas à faire part de vos besoins 😉.

Merci et au plaisir de vous retrouver !


 

Nous avons testé le four à pain mobile !

Nous avons testé le four à pain mobile !

Souvenez-vous… il y a de cela plusieurs mois, nous abordions l’opportunité de mobiliser le four à pain mobile mis sur pied par l’initiative citoyenne « Y Voir Transition ».

Le four à pain mobile est un formidable outil de :

  • sensibilisation à l’alimentation de qualité
  • transmission de savoir-faire par un échange de bonnes pratiques allant de la panification à la cuisson
  • connexion interculturelle et intergénérationnelle à travers le pain comme aliment de base
  • valorisation des produits qui sont mobilisés à travers son usage tels que la farine
  • …etc !

Il y a de cela quelques semaines, boulangers, citoyens et producteurs du Réseau ont eu l’occasion d’expérimenter ce four à pain depuis sa mise en route jusqu’à la dégustation de pains.

Cette expérience s’est déroulée chez Jean, à Awagne. Après avoir récupéré le four à pain à Yvoir, Jean a installé l’outil dans sa cour de ferme. Très rapidement rejoint par nos deux boulangers passionnés, Xavier et Mathias, ainsi que par plusieurs membres de notre Réseau RADiS, l’équipe ainsi formée s’est relayée pour la mise en route du four et le suivi de sa chauffe.

En coulisses, nos boulangers avaient préparé quelques pâtons à base de farine semi-complète d’épeautre. A défaut pouvoir recourir à de la farine produite dans le cadre du Réseau RADiS pour cette année (cf. notre article sur le sujet), nous sommes allés nous approvisionner à la Ferme de Grange située à Anhée (du bio et du local donc !).

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En attendant que le four et les pâtons soient prêts, cela a pas mal papoté autour des thématiques de la panification au levain, de l’origine des céréales et de leur diversité, des divers types de farine et des moulins qui les produisent.

Et l’heure d’enfourner arriva ! L’effervescence était palpable : une petite fourmilière s’est mise en place pour acheminer les pâtons jusqu’au cœur du four à pain. Et quelques dizaines de minutes plus tard, le verdict ! On ne va pas se/vous mentir : cette première fournée ne fut pas des plus concluantes, nos pains ont malheureusement subi un beau coup de chaud. La maîtrise de l’outil ne s’improvise pas ! Qu’à cela ne tienne, les idées fusent pendant les échanges : et si on retentait le coup ? et si on essayait d’autres supports de cuisson ? est-ce que l’on ne testerait pas la cuisson d’autres plats (pizzas, quiches, tartes, etc.) ?

Et c’est ainsi qu’une semaine plus tard : Jean et Mathias, notre boulanger du jour, ont souhaité retenter l’aventure ! Les résultats furent plus encourageants, il semble que la cuisson de pâtons à l’aide moules en terre cuite fonctionne plutôt bien (on remercie Denise, notre citoyenne bauchoise pour l’idée et le prêt de ses moules à cette occasion).

La maîtrise de l’outil nécessitera encore quelques essais avant de pouvoir mobiliser le four à l’occasion d’évènements de plus grande ampleur.

Malgré les difficultés techniques, l’outil nous aura toutefois démontré sa capacité à rassembler, échanger, sensibiliser. Ces moments sont indispensables et indissociables à la création de filières alimentaires locales et durables.

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Bienvenue à la ferme ! Rencontrez les producteurs bio en région dinantaise

Bienvenue à la ferme ! Rencontrez les producteurs bio en région dinantaise

Le Réseau RADiS (Réseau Alimentaire Dinant Solidaire) vous invite à rencontrer les producteurs bio de votre région.

Une belle occasion de découvrir leur métier et de mettre un visage sur votre alimentation !

Pour faciliter l’organisation des visites, nous vous prions de bien vouloir vous inscrire via ce court formulaire.

L’adresse précise de RDV vous sera communiquée ensuite. Les visites sont entièrement gratuites !

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Bienvenue à la ferme !

  • Vendredi 6 mai 2022 à 17h30. La Ferme de Waulx (Rodrigue Ullens) à Anseremme (Dinant). Cultures de céréales, présentation du projet de la ferme, aménagements en faveur de la biodiversité.
  • Samedi 11 juin 2022 à 16h. Les Jardins du Frech-Try (Famille Baivy) à Awagne (Dinant). Maraichage diversifié et fleurs à couper, présentation du projet de la ferme.
  • Dimanche 26 juin 2022 à 10h. Au Pré des Saveurs (Famille Piette) à Thynes (Dinant). Porcs, grandes cultures de céréales et pommes de terre.
  • Dimanche 3 juillet 2022 à 10h. La Ferme du Grand Cortil (Famille Maury) à Falmagne (Dinant). Bovins allaitants, cultures de céréales et de légumes.
  • Dimanche 31 juillet 2022 à 14h. La Ferme de la Cour (Roch Pirmez) à Maredret (Anhée). Cultures de courges, colza, noix et pressoir à huiles.
  • Dimanche 28 août 2022 à 15h. Amarantes.b!o (Philippe Gilbert) à Lisogne (Dinant). Maraichage diversifié en cours d’installation.

 

Et en apothéose de ce cycle de visites…

Une journée festive !

  • Dimanche 25 septembre 2022 dès 11h à la Ferme de Grange (famille de Wouters) à Anhée.

Programme de la journée 

  • Inauguration et dégustation de la soupe bio locale du Réseau RADiS
  • Visite de la ferme (sapins de Noël et grandes cultures bio)
  • Démonstrations du moulin Astrié sur meule de pierre, transformant les céréales en farines
  • Démonstrations de lactofermentation pour la conservation des légumes
  • Animations gustatives bio locales pour les enfants
  • Présence du four à pain mobile et dégustations de pains réalisés à partir de différentes céréales bio
  • Mini-conférences sur le thème de l’alimentation bio, locale et solidaire
  • Petite restauration et bar bio

 

Mobil’isons nous !

La mobilité est problématique dans notre région. Le Réseau RADiS vous propose différentes solutions pour nous rejoindre aux visites et à la journée festive.

  • Accès via les transports en commun : nous vous indiquons pour chaque activité les manières de nous rejoindre en transports en commun.
  • Covoiturage : chaque participant nous communique ses besoins / offres en covoiturage et nous vous mettons en relation

 

Bienvenue à toutes et tous !


 

 

Terres dinantaises cherchent maraichers bio

Terres dinantaises cherchent maraichers bio

Le Réseau RADiS, Réseau alimentaire Dinant solidaire, souhaite soutenir et développer la transition de la région dinantaise vers une alimentation bio et locale, respectueuse des Hommes et de la Terre, en favorisant la solidarité et l’implication de tous. Etant donné le faible nombre de maraichers bio sur le territoire, et la faible autoproduction de légumes de manière générale, le Réseau souhaite favoriser les installations de maraichers via différentes actions.

 

Le principal frein rencontré par les porteurs de projet en maraichage bio semble être l’accès à la terre. Heureusement, plusieurs propriétaires de terres de la région dinantaise souhaitent accueillir des maraichers chez eux. Le Réseau RADiS met en contact les futurs maraichers avec ces propriétaires via la page « Des Terres pour nos RADiS ». En ce début du mois d’avril 2022, des parcelles sont disponibles à Anseremme, Lisogne, Anhée, Yvoir et Dinant.

 

 

 

En mai 2021, un événement de réseautage a permis la rencontre de porteurs de projets et de propriétaires. A cette occasion, Philippe et Tanguy se sont rencontrés. Philippe est un jeune maraicher en formation suite à une reconversion professionnelle. Tanguy, animé par des valeurs de transition écologique et sociétale, lui met à disposition son terrain, ancienne prairie pâturée par des moutons. Découvrez cette belle collaboration et le nouveau projet « Amarantes.b!o » dans ce reportage de MaTélé.

Futur maraicher intéressé par une installation en région dinantaise ?


 

Nos premières actions solidaires seront…

Nos premières actions solidaires seront…

Ce mardi 29 mars, Béatrice, Olivier, Paul, Jean, Gaëlle et Philippe, membres de notre groupe participatif sur l’Alimentation solidaire, se sont réunis pour peaufiner et prioriser nos futures actions solidaires. Nous souhaitons en effet renforcer l’accessibilité des produits bio & locaux pour le plus grand nombre, créer du lien social, de la participation et de l’inclusion à travers le développement de nos filières, et créer des emplois de qualité, rémunérateurs et non délocalisables. Un bel objectif !

Avant d’étudier 5 idées d’actions déjà émises, nous avons décidé de mettre sur pieds un sous-groupe de réflexion sur l’accessibilité financière, car elle constitue un problème complexe auquel nous souhaitons trouver des solutions. Appel aux volontaires, et rendez-vous dans les prochaines semaines pour une première rencontre sur ce sujet !

Nous avons ensuite passé au crible de nos critères solidaires, les 5 idées d’actions identifiées collectivement. L’analyse de chaque action a permis de définir des points d’attention qui guideront la concrétisation, et une priorisation des actions. Voici le classement établi par les participants : 1) accueil social à la ferme – 2) création d’emploi, 3) brochure et ateliers, 4) groupe coup de pouce, 5) four à pain mobile.

En route vers nos premières actions concrètes !

Envie d’y participer ? N’hésitez pas à nous contacter ! Caroline Dehon – caroline.dehon@natpro.be

 

En savoir plus…


 

Le 29/3, définissons nos actions solidaires ! Bienvenue à tou.te.s !

Le 29/3, définissons nos actions solidaires ! Bienvenue à tou.te.s !

 

Une transition alimentaire : oui… Mais avec toutes et tous !

Notre Réseau RADiS s’est en effet fixé un objectif très ambitieux : coupler la transition alimentaire avec la prise en compte sociale, faire en sorte que notre alimentation bio locale nous concerne toutes et tous ! Le volet solidaire de notre réseau repose sur trois piliers : l’accessibilité pour toutes et tous et sur tous les plans, l’emploi et la juste rémunération des producteurs et travailleurs du Réseau, et l’inclusion sociale et la participation.

Le groupe thématique « alimentation solidaire », constitué de citoyens et producteurs, a déjà émis différentes idées, mais a aussi travaillé sur des critères qui nous permettent de les évaluer et de les peaufiner.

 

Définissons ensemble nos actions

Lors de notre réunion du 29 mars, nous allons donc évaluer et peaufiner les idées d’actions suivantes : l’accueil social à la ferme, le groupe « coup de pouce », le four à pain mobile, la question de l’emploi et la solution ALE, et enfin, la brochure d’information sur les producteurs et les ateliers créatifs.

 

Infos pratiques

La réunion aura lieu de 18h-20h à la Fondation Cyrys à Dinant (rue du Moulin 15).

Inscription souhaitée auprès de Caroline : caroline.dehon@natpro.be ou 0474 56 34 48

Le 24/3, nous construirons ensemble notre journée conviviale bio-locale

Le 24/3, nous construirons ensemble notre journée conviviale bio-locale

Bienvenue à tous le jeudi 24 mars prochain, de 17h à 19h à Dinant, pour une seconde réunion de notre GT sensibilisation, Les Radicelles !

Lors de notre dernière rencontre, nous avons décidé de créer un événement bio local constitué de visites de fermes avec, en apothéose, un événement convivial et ludique.

Visites de fermes

Caroline et moi avions déjà prévu de réaliser des visites de fermes pour resserrer les liens entre producteurs et membres du Réseau RADiS.

Du coup, nous avons travaillé sur un calendrier de visites entre avril et septembre, qui pourrait être ensuite diffusé vers le grand public.

Ce seront de multiples occasions de créer le lien entre les producteurs et les citoyens locaux, d’échanger sur la culture et l’élevage bio.

Jean a émis l’idée d’organiser une sorte de chasse aux trésors avec un objectif par visite, qui se terminerait lors de notre journée festive.

A nous d’imaginer cette « chasse aux trésors », quoi, comment… ?

 

Evénement convivial et ludique

Pour notre événement de clôture, en septembre, tout est encore à créer selon vos souhaits et envies !

Nous avions parlé d’un jeu, d’ateliers, du four à pain mobile…A nous de prévoir les animations qui nous font envie !

 

Bienvenue à toutes et tous !

Inscription souhaitée auprès de Sylvie : sylvie.laspina@natpro.be ou 0487 34 60 78

Sensibilisons à l’alimentation bio et locale ! Recueil d’idées, d’arguments, d’outils et d’actions

Sensibilisons à l’alimentation bio et locale ! Recueil d’idées, d’arguments, d’outils et d’actions

En décembre, grâce à un atelier participatif, le Réseau RADiS a défini sa vision et ses missions. Avec les citoyens, nous souhaitons soutenir et développer la transition de la région dinantaise vers une alimentation bio et locale, respectueuse des Hommes et de la Terre, en favorisant la solidarité et l’implication de tous. La sensibilisation des citoyens à l’alimentation bio locale est au cœur de nos missions, avec l’objectif de fédérer une communauté d’acteurs solidaires de la transition écologique et sociétale. Un petit groupe de citoyens, les Radicelles, s’est constitué pour se pencher sur ces questions.

 

L’alimentation bio locale ne manque pas d’arguments !

Rassembler arguments et pistes d’actions

En amont de notre première réunion, nous avons tenté de rassembler un maximum d’idées : comment sensibiliser les citoyens au bio local ? Via quels arguments, quels outils, quelles activités ? Un sondage a été lancé auprès des membres du Réseau RADiS et de Nature & Progrès, et via les réseaux sociaux. Grâce aux 39 participants et aux échanges qui ont eu lieu lors de notre réunion du 20 février, nous avons collecté une foule d’idées, source d’inspiration ! Nous vous en partageons les fruits dans cet article.

 

Le bio, meilleur pour la santé

Premier argument de nos participants : l’alimentation bio et locale est meilleure pour notre santé. Vu les effets délétères des OGM et pesticides chimiques de synthèse, dont la plupart sont classés cancérigènes ou perturbateurs endocriniens, on ne peut aujourd’hui plus le nier ! Si l’on manque d’éléments scientifiques pour démontrer un effet du mode de culture sur la qualité nutritionnelle, il est évident qu’une alimentation locale permet d’assurer la fraicheur de nos fruits et légumes, avec une meilleure préservation des vitamines et des éléments essentiels. Les éleveurs témoignent souvent que depuis qu’ils sont passés en bio, leurs vaches voient bien moins souvent le vétérinaire… Pourquoi n’en serait-il pas de même avec le médecin ?

« Il faudrait donner davantage d’informations concernant la santé et la dangerosité des produits non bio » Philippe P.

« Il serait intéressant de partager de données « scientifiques » illustrées sur la différence de valeur nutritive ». Diane O.

 

Transhumance des moutons de la Bergerie de la Grande Fange, éleveurs bio à Regné. Après avoir entretenu pendant toute la belle saison des réserves naturelles, les animaux rentrent à l’étable pour passer l’hiver. Les participants font le lien direct entre les activités de l’éleveur et la richesse de la réserve naturelle.

Protéger la Planète

Les produits chimiques de synthèse sont des poisons pour notre environnement et pour la biodiversité, ce que ne manquent pas de rappeler les participants à notre sondage. Ils mettent aussi en avant l’intérêt écologique du circuit court local via la réduction des pollutions associées aux transports, et de manière générale, la moindre empreinte écologique et carbone de l’alimentation bio locale. Ces arguments liés à l’environnement sont aujourd’hui incontournables et puissants, quand on constate les conséquences des changements climatiques sur notre quotidien. Et si nous apportions aux citoyens des démonstrations, par l’information et… l’observation !

« La terre produit mieux si elle est respectée » Ariane D.

« Nous pourrions montrer concrètement sur le terrain ce que ça change de produire bio ». Mathilde R.

« Il faudrait informer par la diffusion de films très courts montrant les effets des épandages sur les cultures de produits toxiques, tel que le glyphosate » Naïma.

 

Soutenir nos producteurs bio locaux

La relocalisation de notre alimentation bio permet la création d’emplois non délocalisables et renforce l’autonomie alimentaire, l’économie locale et circulaire. De nombreux participants aux réflexions ont partagé leur fierté de contribuer à faire vivre des familles de producteurs, à valoriser leur travail et leur démarche. Le lien direct avec le producteur permet davantage de solidarité et des prix plus équitables. Il est donc important de (re)créer le lien entre les mangeurs et leurs voisins producteurs et artisans.

« Manger local, c’est aider des personnes que l’on connait à vivre de leur passion/travail. Allons visiter des maraichers, des artisans, des transformateurs de produits ». Marie-Christine H.

 

 

Des visites de fermes pour rencontrer les producteurs, comprendre et apprécier leur travail au quotidien

Et si nous sortions un peu de l’idéologie ?

Santé, environnement et société, nous venons de faire un tour des arguments idéologiques, des convictions qui poussent les personnes les plus sensibilisées à passer à l’action. Mais ces idéaux ne sont-ils pas perçus comme une contrainte par de nombreuses personnes ? « Il faudrait que je mange mieux pour ma santé, il faudrait que je participe à préserver la nature, il faudrait que j’arrête de fumer… Allez, demain, j’arrête ». Ce peut être culpabilisant, s’apparenter à une corvée pour des personnes déjà submergées par les tracas du quotidien et qui aspirent à plus de… plaisir. Parlons-en aussi !

« J’exprime l’importance de mon choix, la cohérence que cela m’apporte et qui m’est nécessaire, la joie que cela me procure. Essayer de convaincre ne marche pas : personne n’aime que quelqu’un d’autre lui dicte ce qu’il doit faire » Philippe G.

 

Présenter les produits bio locaux et les faire goûter, quoi de tel pour donner envie de se les procurer au quotidien ?

Le plaisir du goût

Goûter, c’est adopter ! Parmi les activités recensées, les ateliers de dégustation sont une manière de mettre en avant le goût et la qualité, mais aussi de stimuler l’envie de cuisiner. La marche gourmande associe le plaisir de la bouche, la convivialité et la découverte du milieu environnant les fermes. N’oublions pas de bien mettre en avant les producteurs lors de la présentation de leurs produits !

« Des dégustations pour goûter la différence, y compris par des actions de soutien et de promotion des restaurateurs locaux engagés dans le bio local » Diane O.

 

 

 

 

 

Des ateliers cuisine pour réapprendre des gestes essentiels pour sublimer les produits bio de nos producteurs locaux

Le plaisir de cuisiner

Choisir une alimentation bio et locale nous encourage à respecter les saisons, et nous invite à davantage de créativité en cuisine. La qualité des produits donne envie de cuisiner et de partager les bons repas avec son entourage ! Le manque de savoir-faire est souvent un obstacle : de nombreuses personnes n’ont pas appris à cuisiner et sont assez démunis devant les légumes et pièces de viande des producteurs locaux. Des ateliers culinaires sont une solution alliant partage et convivialité ! On peut même y donner des astuces pour économiser le temps en cuisine, lui aussi précieux.

« Il est essentiel d’amener les gens à retrouver du plaisir derrière les fourneaux ! » Sandrine D.

« Manger bio local met des limites qui nous rendent le plaisir de varier davantage notre alimentation au fil des saisons et d’inventer de nouvelles recettes » Benoit V.

« Des recettes simples à réaliser et à bas coût ». Joëlle R.

 

A l’occasion d’une porte ouverte, découverte pour ce jeune garçon, des canards de la ferme Martin. Un moment qu’il n’oubliera sans doute jamais.

Le plaisir de retrouver le lien

L’alimentation bio locale est créatrice de liens entre les personnes, et reconnecte les citoyens au milieu rural et naturel. Les maraichers proposant de l’autocueillette permettent une activité conviviale en famille au milieu des légumes et des fleurs. Un petit tour à la boucherie de la ferme, c’est le rendez-vous avec les animaux qui paissent aux alentours. Les chantiers participatifs sont l’occasion de mettre la main à la pâte dans une ambiance conviviale. D’ailleurs, l’accueil social à la ferme et la zoothérapie prouvent combien la reconnexion avec le milieu rural fait du bien au moral !

« Ça reconnecte les gens à la nature, ça reconnecte les gens aux autres ». Céline B.

 

 

Et pourquoi ne pas manger bio local ?

Si beaucoup d’arguments nous poussent à choisir une alimentation bio locale, certains freins existent également. Nous les avions inventoriés dans le cadre de nos réflexions sur l’accessibilité de l’alimentation bio locale pour tous : le prix, le temps, la capacité physique, la mobilité, l’estime de soi, le savoir-faire, les infrastructures et l’information. Et si nous imaginions des actions permettant de démonter ces freins ?

 

Légende : Recueil des idées d’actions de sensibilisation. En bleu : les outils de communication, en orange, les activités à organiser. Une ressource dans laquelle nous pouvons tous puiser !

Le bio, trop cher ?

C’est le grand point d’achoppement de l’alimentation bio locale : le prix. Sans refaire ici tout le débat sur la question, on peut imaginer des actions sur ce thème. En premier lieu, pour informer sur les écarts de prix souvent exagérés dans l’imaginaire collectif. En second lieu, pour relativiser cette hausse du prix par rapport aux coûts cachés de l’alimentation industrielle, liés à l’environnement et à la santé. Et enfin, parce que le budget de certains reste malheureusement limitant, pour donner des pistes pour parvenir malgré tout à opter pour le bio local.

« Le prix rebute encore car les gens n’ont pas conscience que de l’argent investi localement leur revient indirectement au travers du développement local.  Conscientiser au fait que les choix de consommation sont le meilleur moyen de créer le monde qu’ils veulent ». Audrey D.

« Donner des pistes pour que le coût reste raisonnable tout en sensibilisant au fait que c’est normal de dédier une bonne partie de son budget à l’alimentation qui est un besoin primaire ! » Mathilde R.

« Le bio local permet de se nourrir sainement sans se ruiner pour autant que les familles acceptent de revenir à des recettes et en-cas simples, composés de produits de base qui ont toujours existé dans nos régions ». Philippe G.

 

Nos producteurs affichent clairement leur démarche bio locale… Et pourquoi pas nous, les mangeurs ?

Informer

Manger bio local ? D’accord. Mais où se procurer ces bons produits, comment rencontrer les artisans de ma région ? Comment connaitre les fruits et légumes de saison ? Une information peut être un petit coup de pouce pour passer à l’action !

« Un livret recueil des producteurs et revendeurs bio locaux » Caroline P.

« Nous pourrions mettre en place une formation sur le rythme des saisons. Il n’y a pas de fraises à Noël ni de tomates » Jacqueline G.

 

Faire tache d’huile

Faites ce que je fais, pas ce que je dis ! Montrons à nos voisins, à nos amis, à notre famille, notre engagement dans le bio local. Non, non, ce n’est pas un mouvement marginal « de niche », nous sommes nombreux dans cette démarche, faisons-le savoir ! Invitons notre entourage dans la bienveillance en veillant à ne pas mettre de pression ni culpabiliser.

L’heure du concert approche dans cette ferme bio de la région de Trois Ponts ! Les amateurs de musique, venus pour le groupe, auront l’occasion de découvrir une ferme. Démarche qu’ils n’auraient peut-être pas eue lors d’une simple visite.

« Comme avec les enfants, ils copient ce qu’on fait, pas ce qu’on dit. Donc, je montre à mes voisins, à mes collègues, à mes amis, à mes enfants ». Laurence.

« Vente ou distribution d’autocollants « Je mange bio et local » à mettre sur ses fenêtres (maisons, voitures) pour montrer l’adhésion de certains et faire petit à petit tache d’huile ». Ariane D.

  

Diversifier pour toucher

Chacun ses affinités, ses préoccupations, ses envies, ses freins ! La diversité des actions et activités mises en place pour sensibiliser les citoyens permet de toucher des personnes aux horizons très différents. N’oublions pas les activités ludiques sous forme de jeux : la convivialité est la pièce maitresse pour attirer et fidéliser les personnes, leur donner goût à une autre manière de s’alimenter et de se relier aux autres.

« Vouloir sensibiliser tout le monde revient souvent à ne toucher personne (ou quasi !). Chaque groupe de personnes peut être sensibilisé par un aspect différent : par exemple, « nourriture saine » pour les parents ayant de jeunes enfants (il me semble que c’est une raison souvent avancée) ». Patricia G.

 

 Et la suite ?

Les Radicelles se lancent maintenant dans l’action ! Nous élaborons ensemble un programme de visites de fermes pendant toute la belle saison 2022, qui se clôturera par un événement convivial au mois de septembre. Vous aussi, vous avez envie de participer à la sensibilisation des citoyens à l’alimentation bio locale ? N’hésitez pas à nous rejoindre en région dinantaise, ou à contacter la locale de bénévoles Nature & Progrès la plus proche de votre domicile !


 

On organise un événement bio local. Avec vous ?

On organise un événement bio local. Avec vous ?

Ce dimanche 20 février a eu lieu la première réunion de notre groupe « Les Radicelles » consacré à la sensibilisation des citoyens à l’alimentation bio & locale.

   

Nous avons rassemblé une foule d’idées pour donner envie, lever les freins, créer des outils et développer des activités !

   

Nous avons décidé d’organiser cette année un événement bio local qui comprendra des visites de producteurs et une (demi ?) journée festive et conviviale, animée de jeux, d’ateliers, de conférences et autres activités à peaufiner ensemble.

Si vous aussi, vous avez envie d’agir concrètement, dans une ambiance conviviale, pour organiser ce type d’activités, n’hésitez pas à contacter Sylvie (0487 34 60 78 – sylvie.laspina@natpro.be). L’aventure ne fait que commencer !

En savoir plus ? Consultez ici notre compte-rendu de la réunion

Au plaisir de partager avec vous sur ces activités !

          

Bilan d’une 1ère année de participation citoyenne dans le Réseau RADiS

Bilan d’une 1ère année de participation citoyenne dans le Réseau RADiS

La participation, point essentiel du Réseau RADiS !

 

Le Réseau RADiS, c’est un projet collectif impliquant citoyens, producteurs et organismes actifs en région dinantaise. Si le projet a vu le jour sous l’impulsion de Nature & Progrès et de la Fondation Cyrys, et si deux animatrices jouent le rôle de facilitatrices, c’est avant tout un projet de territoire, qui se veut être à l’image des citoyens qui y habitent ou y sont actifs. La participation de toutes et tous est donc essentielle pour ne pas faire de notre Réseau une « coquille vide », et constitue d’ailleurs un de nos 4 piliers fondamentaux (bio, local, solidaire et participatif).

 

Comment s’organise cette participation ?

 

Il y a un an, des groupes thématiques ont été mis en place afin de réfléchir ensemble à ce que nous souhaitions développer dans les filières des légumes et des céréales, ainsi que pour le volet social et solidaire du projet. Suite à la définition des priorités dans chaque thème, des réunions ont lieu pour partager des réflexions et avancer ensemble. Aujourd’hui, la participation prend davantage de formes !

 

 

Il y en a pour tous les goûts !

 

Notre Réseau propose maintenant aussi la participation à des actions concrètes : groupe « coup de pouce », organisation d’actions de sensibilisation comme le nouveau projet de journée festive, ludique et conviviale ! Le projet propose également des activités comme des visites de producteurs, des ateliers de réalisation de pain, etc.

 

 

Un processus participatif à optimiser ? A vous la parole !

 

Mettre en place et animer une dynamique territoriale participative n’est pas le plus facile, mais nous y croyons ! Au terme de cette première année de travail ensemble, nous souhaitons avoir votre avis sur le processus participatif mis en place. Comment pourrions-nous rendre la participation de chacun.e plus facile ? Un court sondage est donc réalisé à l’attention des personnes participant aux groupes thématiques. Merci d’avance pour vos réponses et vos suggestions !

 

#Réseauenconstruction : Retour sur notre atelier « Vision – missions – valeurs »

#Réseauenconstruction : Retour sur notre atelier « Vision – missions – valeurs »

Afin de poursuivre de manière participative la construction de notre Réseau RADiS, un groupe porteur rassemblant citoyens, producteurs, porteurs de projet, encadrants, soutenants et autres acteurs locaux du territoire, s’est penché sur l’établissement de la vision, des missions et valeurs du Réseau.

Nous vous présentons les résultats de cette réflexion collective …

VISION

Le Réseau RADiS s’est mis pour objectif de …

« Soutenir et développer la transition de la région dinantaise vers une alimentation bio et locale, respectueuse des Hommes et de la Terre, en favorisant la solidarité et l’implication de tous ».

 

 VALEURS

Cette vision, le Réseau souhaite la réaliser en accord avec les valeurs pionnières suivantes…

  • Local : Le territoire d’action du Réseau RADiS comporte 6 communes : Anhée, Yvoir, Onhaye, Dinant, Hastière et Houyet. 
  • Bio : Les producteurs du Réseau RADiS sont certifiés bio et soumis aux contrôles liés à ce label. 
  • Solidaire : Le Réseau veille à l’accessibilité des produits bio et locaux pour le plus grand nombre, ainsi qu’à l’inclusion, la participation et l’autonomisation des personnes. 
  • Participatif :  Le Réseau se repose sur un processus d’implication de toutes et tous, permettant un développement à l’image du territoire.

 

MISSIONS

La mise en œuvre de cette vision et de ses valeurs se décline à travers les missions suivantes …

  1. Soutenir et pérenniser la production locale d’une alimentation bio de qualité (…).
  2. Valoriser les productions bio et locales par le développement de la transformation, de la vente et de la distribution en garantissant un ancrage local, la création d’emplois de qualité et une juste rémunération de tous les travailleurs.
  3. Assurer l’accessibilité sous toutes ses formes (financière, physique, psychologique…) d’une diversité de produits bio et locaux au plus grand nombre de citoyens du territoire.
  4. Sensibiliser les citoyens aux multiples intérêts (écologiques, économiques et sociaux) et à la nécessité de la relocalisation de notre alimentation de base, bio, de qualité et de saison.
  5. A travers une démarche favorisant inclusion sociale et participation, stimuler l’implication de toutes et tous dans le développement de l’alimentation bio et locale, et fédérer une communauté d’acteurs solidaires de la transition écologique et sociétale.

Avec ses bases bien posées, le Réseau RADiS s’assure que les actions développées soient toujours cohérentes par rapport à celles-ci.


 

Alimentation solidaire : définissons nos actions 2022 ! Invitation 22/2

Alimentation solidaire : définissons nos actions 2022 ! Invitation 22/2

C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous invitons à notre prochaine rencontre qui aura lieu (! nouvelle date !) le mardi 22 février de 17h-19h à Dinant (présentiel limité à 10 places) et en visioconférence simultanée.

Au programme :

  • Un point sur le Réseau RADiS et le bilan de nos actions 2021
  • L’évaluation collective de propositions d’actions pour 2022 :
    • Le groupe « Coup de pouce »
    • L’accueil social à la ferme
    • Le four à pain mobile
    • L’évaluation du prix juste pour la filière « céréales »
    • La question de l’emploi et la solution « ALE »
    • Brochures producteurs et ateliers créatifs.

Ensemble, nous examinerons sous l’angle des 7 critères préalablement définis collectivement, le bienfondé (ou non) de la mise en place de ces actions.

Inscription souhaitée auprès de Caroline (caroline.dehon@natpro.be) en précisant votre nom, votre préférence pour présentiel ou visioconférence, et le nombre de participants (pour le présentiel uniquement).

Bienvenue à tous et au plaisir de vous y retrouver !


 

Soutenir les (futurs) maraichers bio en région dinantaise : des actions !

Soutenir les (futurs) maraichers bio en région dinantaise : des actions !

Mercredi 9 février 2022, un groupe d’une douzaine de citoyens, maraichers, porteurs de projet en maraichage et structures locales s’est réuni en visio pour rassembler les pistes de solutions pour soutenir les (futurs) maraichers bio en région dinantaise. Les réflexions collectives ont pour atout la richesse des idées échangées, ce qui nous amène à une grande diversité de solutions, certaines étant déjà actives au sein du Réseau RADiS, d’autres pouvant être développées à court ou moyen terme. Il y a aussi des actions accessibles aux citoyens ou au producteurs plus directement, et certaines reposent aussi sur d’autres acteurs locaux comme des structures d’appui. Voici les fruits de notre brainstorming !

1.    Des actions favorisant l’installation

Le premier frein mis en avant par les porteurs de projet en maraichage est l’accès à un terrain pour pratiquer leur activité. Certains cherchent une terre à acheter, mais rencontrent différents soucis : peu de terres sont mises en vente, il est difficile d’être au courant des possibilités (pas de publicité, bouche à oreille), et le prix est décourageant. En effet, l’Observatoire du foncier agricole[i] mis en place par la Région wallonne permet de suivre ces prix, en hausse ces dernières années. Pour l’arrondissement de Dinant, le rapport mentionne 167 ventes notifiées par les notaires en 2019 pour une superficie totale de 502 hectares à un prix moyen de 28.334 euros par hectare. Ce montant d’investissement est généralement difficile à amortir par l’activité en maraichage en raison de la faible rentabilité de ce secteur. En revanche, les possibilités de location sont plus nombreuses et différentes modalités permettent un accès sur le long terme.

Accès à la terre : Des Terres pour nos RADiS

En janvier 2021, le Réseau RADiS a mis en place l’outil « Des Terres pour nos RADiS » afin de mettre en contact les propriétaires de terres désireux de les mettre à disposition avec les porteurs de projet agricole. Une page du site internet est dédiée à cet outil, et rassemble les petites annonces des uns et des autres. Elles sont également partagées sur la page facebook du Réseau, et la plupart du temps diffusées vers les organismes de formation en maraichage bio à l’attention de leurs apprenants. Enfin, l’animatrice du Réseau RADiS met en lien plus directement les potentiels partenaires lorsque des opportunités de collaboration se présentent.

Cet outil est donc d’ores et déjà disponible. N’hésitez pas à vous en servir ou à nous faire part de vos suggestions d’amélioration.

Accès à la terre : soutien de Terre-en-Vue

La location d’une terre agricole n’est pas facile à mettre en place. Le bail à ferme, encadrant la location des terres agricoles, est évité (à raison) par les propriétaires étant donné la rigidité de ce mode de mise à disposition[ii]. Cependant, d’autres solutions existent comme le commodat, etc[iii]. Terre-en-Vue est une structure de soutien à l’accès à la terre spécialisée dans ce domaine. Ils se proposent notamment de conseiller les propriétaires de terres et les porteurs de projet pour trouver ensemble la solution la plus adaptée à chaque situation. N’hésitez donc pas à prendre contact avec eux[iv].

Les SAACE et le système de couveuse d’entreprise

La création d’une activité peut bénéficier du soutien des SAACE (structures d’accompagnement à l’auto-création d’emploi)[v]. Ces dernières proposent un accompagnement individuel aux demandeurs d’emploi qui souhaitent s’installer comme indépendants, créer leur entreprise ou encore reprendre une activité existante. Dans le cadre du Réseau RADiS, Créa-Job est venu présenter ses activités[vi].

Sous certaines conditions, les porteurs de projet peuvent bénéficier d’un système de couveuse d’entreprise. Il permet aux candidats entrepreneurs de vérifier en grandeur réelle la viabilité de leur activité dans ses dimensions humaines et économiques sans prendre de risque social, financier ou familial. La couveuse offre un statut de stagiaire en formation. L’entrepreneur continue à bénéficier des allocations sociales et peut toucher une aide financière. Durant son passage dans la couveuse, l’entrepreneur bénéficie d’un accompagnement, de formations, d’un appui logistique, fiscal et comptable.

N’hésitez donc pas à faire appel aux SAACE pour un accompagnement de la création de votre activité.

Des espaces-test… mobiles ?

Dans certaines régions, des espaces-tests sont mis à disposition de candidats en maraichage. Ces parcelles hébergent pour une durée déterminée un producteur débutant pour lui permettre de développer une activité[vii].  Un tel lieu n’existe pas (encore) dans le territoire du Réseau RADiS. Cependant, des propriétaires de terres désireux d’accueillir des maraichers sont prêts à se lancer dans l’aventure. Et pourquoi pas avec un espace-test mobile ?

Afin d’éviter que le futur producteur ait, au bout de sa période d’ « essai » à quitter le lieu, on pourrait imaginer lui permettre d’y rester et mobiliser d’autres parcelles pour les candidats suivants. Ce système présenterait l’avantage d’éviter au producteur de tout recommencer ailleurs : partir d’un terrain « nu », inconnu (alors que le producteur commençait à « maitriser » son terrain d’essai » et devoir redévelopper toute sa clientèle dans un autre lieu.

Ce système, compatible avec le système de couveuse, est en réflexion au sein du Réseau RADiS. Nous attendons cependant de recevoir l’intérêt de porteurs de projets pour nous lancer dans une concrétisation. Avis aux amateurs !

2.    Des actions liées à la main d’œuvre

Le maraichage diversifié sur petites surfaces demande en général énormément de main d’œuvre, car les travaux manuels de préparation de sol, de semis, de plantation, de désherbage, de récolte… sont importants. Dans sa thèse, Antoinette Dumont[viii] a pu estimer la quantité de travail à 2.000-3.000 heures par an pour le maraichage diversifié sur petite surface (<2,5 ha), ce qui correspond en moyenne sur l’année à 50 heures par semaine. Ces travaux sont en général assez physiques et consommateurs de temps. Différentes actions permettraient de soulager les maraichers lors de « coups de feu » ou de manière plus régulière.

Des coups de mains ponctuels entre maraichers

Les maraichers peuvent s’entraider ponctuellement lors de travaux ponctuels. C’est déjà le cas dans le cadre du Réseau RADiS entre Jean et Alessandro, qui content bien poursuivre cette dynamique. Il faut cependant prendre en compte que ces coups de pouces resteront ponctuels et que généralement, lors des périodes de gros travaux, tout le monde est sur le pont.

Le groupe « Coup de pouce » du Réseau RADiS

En 2021, le Réseau RADiS a mis en place le groupe « Coup de pouce » constitué de volontaires prêts à venir aider ponctuellement, par exemple des maraichers. Des chantiers peuvent donc être organisés pour donner un coup de mains lors de plantations, de récoltes ou pour des séances ponctuelles de désherbage par exemple. Actuellement, les animatrices du Réseau tiennent à jour la liste des membres et préviennent ces derniers lorsqu’une occasion d’aider se présente. Si, lors des premiers coups de pouce, les bénévoles se sont rendus d’eux-mêmes en ferme, le besoin d’un meilleur encadrement se fait ressentir afin de mieux guider les bénévoles. Ce besoin est aussi relayé par les acteurs organisant des chantiers de glanage. Un travail sera donc réalisé pour perfectionner le fonctionnement du groupe « Coup de pouce », qui est cependant déjà actif et mobilisable.

Un futur groupement d’employeurs au sein du Réseau RADiS ?

Un objectif pourrait être, à terme, de mutualiser la main d’œuvre entre producteurs (maraichers ou plus large) grâce à un groupement d’employeurs. Ce dispositif permet d’engager un ou plusieurs travailleurs qui pourront aller, en fonction des besoins, travailler dans l’une ou l’autre entreprise, et ainsi être occupées à mi-temps voire à temps plein.

Cette possibilité sera étudiée à moyen terme en fonction des besoins des producteurs.

3.    Fédérer les maraichers et donner accès à des conseils et informations

Les participants à nos réflexions collectives sont unanimes : il est indispensable de fédérer les maraichers afin de faciliter leur interconnaissance et leurs échanges. C’est en effet entre pairs qu’ils pourront échanger conseils et services, ce qui est un point important pour conforter les installations de porteurs de projets. La première année de travail du Réseau RADiS a déjà pu démontrer les bénéfices de ce réseautage.

Favoriser la rencontre et l’interconnaissance des maraichers : visites et réunions

En vue de fédérer les (futurs) maraichers bio du territoire, des visites et réunions sont organisées sous l’impulsion de l’animatrice du Réseau. En visitant les parcelles des uns et des autres, débutants ou plus expérimentés, de nombreux échanges ont lieu. Des réunions plus thématiques peuvent permettre de s’intéresser à des points plus précis, comme la planification des cultures pour l’année suivante, l’organisation d’achats groupés, ou simplement échanger des conseils par exemple pour la préparation de la terre au maraichage. Les réunions sont organisées avec modération et préparées le mieux possibles pour en optimiser l’efficacité.

Un groupe What’sApp pour communiquer entre (futurs) maraichers

Un groupe What’sApp est déjà actif pour favoriser les échanges entre maraichers du Réseau. Il suffit de demander à la rejoindre. Un avantage est de pouvoir s’échanger tant des photos des travaux et cultures que des humeurs ou des questions pratiques.

Le groupe facebook « maraicherensemble.be »

Plus largement, il existe un groupe facebook « Maraicherensemble.be » rassemblant de très nombreux maraichers et jardiniers en Wallonie. Ce groupe est très actif et permet les échanges d’infos et de conseils entre les producteurs. Une bonne source d’infos et de conseils !

Obtenir du conseil technique chez Biowallonie

Des conseils techniques peuvent également être demandés auprès de Biowallonie[ix], une asbl active dans l’accompagnement des producteurs bio. Ces conseils sont gratuits. De nombreuses informations sont aussi disponibles sur leur site internet.

Les séances info maraichage du Réseau RADiS, une mine d’infos accessibles

En 2021, devant les besoins exprimés par les futurs maraichers d’informations précises, le Réseau RADiS a organisé trois séances d’informations sur l’installation en maraichage biologique. Tous les comptes-rendus sont disponibles sur une page spécialement dédiée du site internet. On y retrouve les présentations, les vidéos des conférences et des références (sites web, brochures, etc.). Ces informations sont donc disponibles pour tous, et de nouvelles séances peuvent être organisées en fonction des besoins (en faire part à l’animatrice du Réseau).

4.    Obtenir un soutien financier

Se lancer en maraichage n’est pas facile. Même si par rapport aux autres types de fermes, l’investissement de départ est moins important (moins de terres, moins de bâtiments…), il est tout de même nécessaire dès le démarrage de l’activité d’investir dans les équipements nécessaires : serres, système d’irrigation, éventuellement quelques machines, semences, plants… Pour un jeune (ou moins jeune) qui veut se lancer, cet investissement plusieurs mois d’avoir les premiers revenus de la vente des légumes est un obstacle. Plusieurs solutions ont été identifiées pour réduire de manière générale les coûts ou pour faciliter leur paiement.

Des microcrédits bientôt mis en place à la Fondation Cyrys

La Fondation Cyrys, fondation d’utilité publique, est en train de monter, avec l’aide de Crédal, un système permettant l’octroi, à certaines conditions devant encore être précisées, de microcrédits. Ces prêts pourraient faciliter les premières années du maraichage, lorsque la rentabilité n’est pas encore suffisante.

La diffusion de crowdfunding

La Réseau RADiS et tout citoyen volontaire peut soutenir un producteur dans la diffusion d’une demande de crowdfunding. Les appels à financements citoyens participatifs, hébergés sur différentes plateformes (CILO, Miimosa…) ont le vent en poupe, et force est de constater que ça marche : la majorité des projets soumis sont financés par ce moyen, avec généralement des contreparties de la part du producteur. Une clé de succès de ces crowdfunding est la bonne diffusion afin qu’un maximum de citoyens puissent y contribuer.

Tout producteur bio situé sur le territoire du Réseau RADiS peut informer l’animatrice de son initiative afin d’en assurer le relais.

Des achats groupés d’outils

A la manière des CUMAs en France (coopérative d’utilisation de matériel agricole), le Réseau RADiS peut encourager l’achat mutualisé de matériel, partagé entre les producteurs du Réseau. C’est une solution simple permettant d’éviter les achats individuels pour certains types de matériels. Evidemment, ce système s’applique moins efficacement pour des outils d’usage quotidien.

Cette possibilité est envisagée sur le moyen terme, lorsque suffisamment de producteurs en maraichage bio seront présents sur le territoire et pourront partager leurs besoins.

Des achats groupés de semences et plants

Solutions déjà proposée par les maraichers bio du Réseau, l’achat groupé de semences et de plants pourrait être avantageuse. Ce système permettrait de bénéficier de réductions de prix, mais aussi, il pourrait ouvrir les portes de fournisseurs se limitant à de gros volumes. Ces achats mutualisés doivent être prévus entre producteurs suffisamment tôt, idéalement en fin d’automne/début d’hiver.

Le partage de matériel et d’infrastructures

Certains maraichers sont prêts à partager du matériel ou des infrastructures. Par exemple, une serre chauffée au printemps permettant de faire les semis, si elle n’est pas utilisée à 100 %, peut accueillir les semis de collègues.

Fournir un job

La rencontre de plusieurs porteurs de projet en maraichage a mis en évidence la crainte de « se lancer dans le vide », comme maraicher indépendant à titre principal, sans assurance de pouvoir dégager un revenu suffisant, au moins les premières années, de son activité. Cette inquiétude est tout à fait compréhensible, et pourrait peut-être être surmontée en démarrant l’activité de maraichage à temps partiel, avec un statut d’indépendant complémentaire. Le revenu principal provient alors d’un job à temps partiel. Cette solution permet de lancer son activité de maraichage plus sereinement, et de développer peu à peu ses investissements, ses volumes de production et sa clientèle.

Si chaque porteur de projet en maraichage peut trouver par lui-même ce job à temps partiel, le Réseau RADiS pourrait aussi être, à terme, pourvoyeur de postes, grâce à ses activités liées à la transformation, à la vente ou à la logistique. Une solution envisagée sur le moyen à long terme.

5.    Renforcer la valorisation des légumes bio des producteurs

Pour les maraichers, valoriser leur production à un prix juste est un défi. D’abord, il faut développer une clientèle en équilibre avec son niveau de production (quantités), sa gamme (diversité), ses fluctuations (vacances >< surplus estivaux…). Ensuite, il faut pouvoir vendre ses légumes à un prix permettant un revenu décent. Plusieurs solutions sont proposées dans le cadre du Réseau RADiS.

Favoriser les achats-reventes entre maraichers bio du Réseau

Une première solution est d’envisager un partenariat entre producteurs pour des achats-reventes. Ce système permet à chacun d’acheter et revendre des légumes des collègues, ce qui est utile dans différentes situations : pour élargir la gamme de légumes proposés sans devoir démultiplier ses cultures, pour garantir une disponibilité de certains légumes toute l’année (combler les trous de production), et pour pouvoir proposer des légumes d’autres types que ceux que l’on vend. Dans ce dernier cas, nous différencions les légumes « de plein champ » cultivés de manière très motorisée et avec un faible coût de production (pommes de terre, oignons, carottes, poireaux…) des légumes nécessitant une culture plus suivie et précise (tomates, aubergines, petits salades, aromates…). Ces deux modes de production très différents sont complémentaires, et chacun profitera de la présence de l’autre pour se concentrer sur les types de légumes qui lui conviennent le mieux (selon la mécanisation… et selon la plus-value).

Ces achats-revente sont à l’initiative des producteurs du Réseau.

Faire connaître les maraichers bio

Afin de développer sa clientèle, il est nécessaire de communiquer vers les citoyens. Le Réseau RADiS propose déjà une page de son site internet dédiée aux producteurs bio locaux en vente directe sur le territoire. Cet outil sera complété par une brochure papier, diffusée sur le territoire. Par ailleurs, un GT sensibilisation « Les Radicelles » va se concentrer sur la sensibilisation des citoyens aux produits bio locaux, en faisant connaitre les producteurs.

Tout producteur bio du territoire qui en ressent le besoin peut communiquer à Sylvie des informations à diffuser, par exemple via des posts facebook.

Transformer les surplus, sauvetages de récoltes

Certaines cultures ne sont parfois pas valorisées à leur juste valeur. Certaines périodes d’abondance, notamment en été, provoquent à la fois un manque de main d’œuvre pour la récolte, mais aussi un manque de clients partis en vacances. Les marchés de terroir tentent néanmoins de combler ce vide en attirant des touristes souhaitant tester des produits locaux. Par ailleurs, certains légumes « moches », hors-calibres ou difformes, mais toujours de très bonne qualité, sont difficiles à vendre.

Le Réseau RADiS tente, grâce notamment à la transformation des légumes en cours de développement (potages-collation pour les écoles par exemple), de remédier à ces risques de gaspillage et de perte de valeur.

Renforcer les débouchés des maraichers bio

Enfin, le Réseau RADiS entame en 2022 une vaste étude des débouchés potentiels et mobilisables pour les légumes bio du territoire. Elle permettra d’identifier les canaux de vente en BtoC correspondant aux souhaits des citoyens (pour la vente directe), et les canaux de vente en BtoB (épiceries, restaurants, collectivités, GAC’s, etc.). Ces débouchés peuvent à la fois être individuels, pour les maraichers, mais aussi collectifs. En effet, le Réseau RADiS permet d’atteindre de nouveaux débouchés qui sont inaccessibles aux producteurs seuls, étant donné les volumes ou la diversité de légumes requises. Un bel exemple est celui des cantines scolaires.


Notes :

[i] Observatoire du foncier agricole de la région wallonne, lien vers le rapport 2020 : https://www.demeterius.be/observatoire-du-foncier-agricole-wallon-rapport-2020/

[ii] Lire notamment cet article : https://agriculture-natpro.be/2019/09/02/dossier-acces-a-la-terre-comment-a-evolue-le-bail-a-ferme-en-wallonie/

[iii] Nous avions consacré une séance d’information sur l’accès à la terre, voici ici le compte-rendu : https://www.reseau-radis.be/trouver-une-terre-pour-sinstaller/

[iv] Terre-en-Vue : https://terre-en-vue.be/

[v] Présentation des SAACE sur le site de la Région wallonne – Emploi et listing des SAACE agréées actives en Wallonie : https://emploi.wallonie.be/home/creation-demploi/saace.html

[vi] La présentation est visionnable sur cette page : https://www.reseau-radis.be/financer-son-projet-de-maraichage-bio/

[vii] Plus d’infos sur les espaces-tests en Wallonie : http://espace-test.be/espaces-test/

[viii] Antoinette Dumont. 2017. Analyse systémique des conditions de travail et d’emploi dans la production de légumes pour le marché du frais en Région wallonne (Belgique), dans une perspective de transition agroécologique. Lien : https://www.researchgate.net/publication/322557847_Analyse_systemique_des_conditions_de_travail_et_d’emploi_dans_la_production_de_legumes_pour_le_marche_du_frais_en_Region_wallonne_Belgique_dans_une_perspective_de_transition_agroecologique/link/5da8448b92851caa1bab475e/download

[ix] Visiter leur site : https://www.biowallonie.com/


 

Evolution du maraichage en région dinantaise

Evolution du maraichage en région dinantaise

Le Réseau RADiS s’est fixé pour ambition de développer le maraichage bio en région dinantaise. En effet, en 2020, l’ensemble des légumes (bio et non bio) cultivés sur le territoire ne couvrait qu’approximativement 4 % des besoins des citoyens ! Relocalisons notre alimentation, en développant des filières biologiques et locales. Des actions ont été menées dans ce sens en 2021 et de poursuivent en 2022. Afin d’avoir une meilleure vision de l’évolution récente du maraichage dans la région, nous avons réalisé des cartes commentées ci-après.

En 2020, deux maraichers bio étaient en activité sur le territoire du Réseau RADiS : Florence Hautot à Mesnil Saint Blaise – Houyet et Alessandro Maury à Falmagne-Dinant. Six maraichers naturels (mais non certifiés bio) étaient aussi en activité sur le territoire.

L’un d’eux, Jean Baivy, décide de passer en bio début 2021 pour rejoindre la dynamique du Réseau RADiS. Parallèlement, il développe un petit essai en maraichage au Frech Try (Awagne) à côté de son « grand potager » situé dans le même village. Nous totalisons donc, en 2021, 3 maraichers bio sur 4 sites de production !

En 2022, il semble que la Ferme du Château de Moulins, qui cultivait des fraises et produisait des œufs, se lance davantage dans les légumes. Aussi, différents porteurs de projet prévoient de s’installer (en 2022 ou en 2023) dans la région (Evrehailles, Dorinne, Lisogne, Foy Notre Dame). Il reste par ailleurs des terres disponibles pour une installation à la Ferme de Grange à Anhée, chez Tanguy à Lisogne et chez Rodrigue à Anseremme (ferme de Waulx).

C’est donc une évolution très positive que nous observons, et le Réseau RADiS se donne pour objectif de fédérer les maraichers bio et de soutenir leur activité !


 

Invitation 20/2 : Premier GT sensibilisation « Les Radicelles »

Invitation 20/2 : Premier GT sensibilisation « Les Radicelles »

Cette année 2022, le Réseau RADiS se lance un nouveau défi : mener des actions de sensibilisation du citoyen à l’alimentation bio & locale.

Parce que l’intérêt des citoyens contribuera à développer l’agriculture biologique et relocalisée dans notre région !

Parce que nous souhaitons développer une communauté d’acteurs solidaires de la transition écologique et sociétale.

Un nouveau groupe thématique est dès lors mis en place pour rassembler toutes les personnes intéressées par ce défi : le GT « Les Radicelles »

Les animatrices du Réseau RADiS, Caroline et Sylvie, souhaitent vous convier à la première réunion des Radicelles le dimanche 20 février 2022 de 16h30-18h30 à la salle de village d’Awagne (5501 Dinant). Inscriptions souhaitées auprès de Sylvie (sylvie.laspina@natpro.be).

Ensemble, nous allons tenter de rassembler nos idées pour convaincre les citoyens de l’importance d’opter pour l’alimentation bio locale (quels arguments mettre en avant ? recensons-les ensemble !) et pour capter l’attention et l’intérêt des citoyens pour l’alimentation bio locale (quels outils d’informations ? quelles activités organiser ? faisons-en une liste, puis définissons ce que nous ferons ensemble !).

Nous sommes convaincus que cette réunion sera très riche grâce à la participation de tous, et donnera de bonnes bases au groupe pour la concrétisation d’outils et d’actions, avec le soutien des animatrices du Réseau.

En préparation à la réunion, pourriez-vous nous faire part de vos idées en répondant à ce sondage ? Ceci nous permettra de déjà compiler les informations et rendre la réunion plus efficace. Milles mercis !

Si vous ne saviez pas être présent le 20/2, pas de souci : nous en ferons un compte-rendu et vous solliciterons pour la suite !

Au plaisir de mener ces réflexions avec vous !

Sondage : Sensibiliser à l’alimentation bio locale : arguments, outils et activités

Sondage : Sensibiliser à l’alimentation bio locale : arguments, outils et activités

Le Réseau RADiS (Réseau Alimentaire Dinant Solidaire) lance un grand sondage sur le thème de la sensibilisation à l’alimentation bio et locale.

Il souhaite rassembler les idées et avis autour de deux grandes questions :

Quels arguments mettre en avant auprès des citoyens ? Comment convaincre de l’intérêt de l’alimentation bio locale ?

Quels outils d’information et quelles activités organiser pour capter l’attention et l’intérêt des citoyens sur l’alimentation bio locale ?

Vous aussi, participez à ce sondage, donnez-nous votre avis !

D’avance, milles mercis pour votre participation !

L’équipe du Réseau RADiS – GT « Les Radicelles »

Invitation 20/2 : Premier GT sensibilisation « Les Radicelles »

Sensibiliser à l’alimentation bio-locale : rejoignez les Radicelles !

Nous souhaitons démarrer un nouveau groupe de travail sur le thème de la sensibilisation des citoyen.ne.s à l’alimentation bio et locale en région dinantaise.

Quels sont les arguments en faveur de l’alimentation bio locale ? Que pourrions-nous mettre en place comme actions ? Comment ?

Toutes les idées et tous les coups de mains sont les bienvenus !

Ce sujet vous intéresse ? Vous auriez envie de vous impliquer dans la définition et la mise en place d’actions de sensibilisation ?

Manifestez-vous auprès de Sylvie (sylvie.laspina@natpro.be).

Au plaisir de vous rencontrer !

GT légumes bio : rendez-vous le 09/02 pour construire 2022 !

GT légumes bio : rendez-vous le 09/02 pour construire 2022 !

Vous êtes citoyen, maraicher, futur maraicher, une structure d’accompagnement du territoire ?

Vous souhaitez participer au renforcement de la production de légumes bio en région dinantaise ?

Ce rendez-vous est pour vous !

 

Nous vous invitons à nous rejoindre le mercredi 09/02 de 19h-21h en visioconférence pour construire ensemble nos actions 2022.

Voici le programme de la soirée.

  • Accueil des participants
  • Rapide retour sur les évolutions et actions de 2021
  • Thème 1 : Faciliter l’installation de nouveaux maraichers bio. Nous réfléchirons ensemble à ce qui pourrait être mis en oeuvre pour aider les nouveaux projets en maraichage à s’installer sur le territoire.
  • Thème 2 : Favoriser la commercialisation des légumes bio sur le territoire. Nous vous présenterons l’étude que nous souhaitons réaliser cette année, et vous demanderons votre avis sur les axes à envisager.
  • Divers

Merci de vous inscrire aussitôt que possible auprès de Sylvie (sylvie.laspina@natpro.be), qui vous enverra un court questionnaire préparatoire pour renforcer l’efficacité de la réunion. Le lien pour rejoindre la visioconférence sera envoyé le jour-même.

Bienvenue à toutes et tous !